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L'oïdium de la vigne (Erysiphe necator) est une maladie fongique très répandue qui représente une menace sérieuse pour la viticulture dans le monde entier. L'agent pathogène (également connu sous le nom d'Uncinula necator) infecte tous les tissus verts de la vigne, y compris les feuilles, les pousses, les inflorescences et les grappes de raisin, entraînant des pertes de rendement et une baisse de la qualité des grappes. L'oïdium se développe dans des conditions chaudes et humides (optimum pour le développement : entre 25°C et 30°C et entre 40 % et 100 % d’humidité relative) ; cependant, contrairement à la plupart des autres agents pathogènes de la vigne, il n'a pas besoin d'eau libre (comme la pluie ou la rosée) pour infecter les tissus, ce qui en fait une menace permanente toute la saison. Une détection précoce, et une gestion préventive et intégrée sont essentielles pour mettre en place des stratégies de lutte efficaces.

  Solutions biologiques pour les Oïdium de la vigne  

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Signes et symptômes de l'oïdium de la vigne  

Les symptômes de l'oïdium de la vigne varient en fonction du stade phénologique de la plante et de l’intensité de l'infection. Les premiers signes se manifestent sous forme de taches chlorotiques (vert pâle à jaune), qui se transforment rapidement en un mycélium poudreux blanc à gris caractéristique (filaments mycéliens et conidiophores).

À mesure que l'infection progresse, les feuilles atteintes présentent une réduction de leur activité photosynthétique, tandis que les jeunes pousses et les organes floraux présentent un ralentissement de croissance pouvant conduire à une mauvaise nouaison ; ou à des phénomènes de coulure. Lors du développement des baies, l’agent pathogène se développe à la surface de l’épiderme et réduit l’élasticité de la pellicule. Cette perte d’élasticité peut provoquer l’éclatement des baies, altérant la qualité des raisins et favorisant les infections secondaires, notamment la pourriture grise (Botrytis cinerea), surtout avant la véraison.

Symptômes foliaires

  • Apparition de taches vert pâle à jaunâtres sur la face supérieure des feuilles
  • Développement progressif d’un feutrage blanc à gris, poudreux
  • Un dépôt poudreux peut également apparaître sur la face inférieure des feuilles sur les cépages les plus sensibles
  • Déformation, crispation et enroulement du limbe à mesure que la maladie s’intensifie
  • Réduction de l'activité photosynthétique entraînant un affaiblissement général de la vigueur de la vigne

Symptômes sur les pousses, sarments et vrilles

  • Présence de taches blanchâtres à grisâtres, irrégulières et poudreuses sur les jeunes pousses et les vrilles
  • Ralentissement de l'élongation des pousses et raccourcissement des entre-nœuds
  • Mauvaise lignification des sarments, qui deviennent plus fragiles et cassants
  • Affaiblissement de la croissance des rameaux, pouvant impacter la structure de la canopée et le port des grappes

Symptômes sur les inflorescences et les grappes

  • Infection possible des fleurs et jeunes grappes dès la floraison
  • Mauvaise nouaison et augmentation de la coulure ou de la chute des fleurs lors d’attaques précoces
  • Développement irrégulier et anormal des grappes
  • Enrobage poudreux des grappes entraînant des grappes lâches et déformées
  • Diminution du potentiel de rendement dès des niveaux d’attaque modérés

Symptômes sur les baies

  • Grande sensibilité de la nouaison jusqu'à la fermeture de la grappe, puis diminution nette après la véraison
  • Apparition d’un feutrage poudreux blanc à gris à la surface des baies
  • Croissance des baies ralentie et développement anormal
  • Fissuration de la pellicule sous l’effet de la croissance interne des tissus
  • Risque accru d'infections secondaires telles que Botrytis cinerea
  • Altération du rendement et de la qualité organoleptique : baisse du potentiel de maturation, dégradation des arômes et diminution de la valeur commerciale de la récolte

Lutte contre l'oïdium de la vigne 

Une lutte efficace contre l'oïdium de la vigne (Erysiphe necator) repose sur une approche intégrée combinant prévention, surveillance rigoureuse et interventions ciblées au moment opportun. Comme la maladie peut se propager rapidement en l'absence d'humidité libre, les stratégies de lutte doivent donner la priorité à la suppression de l'inoculum primaire dès le début de la saison. Une lutte constante tout au long du cycle de culture est essentielle pour prévenir les contaminations tardives qui peuvent compromettre à la fois la récolte en cours et la santé du vignoble l'année suivante.

Mesures culturales et préventives

Les pratiques de conduite de la végétation telles que la taille, l'éclaircissage des pousses, l’effeuillage et un palissage approprié favorisent une meilleure aération et une meilleure pénétration de la lumière. Elles permettent ainsi de réduire l'humidité au coeur de la canopée et de limiter les conditions favorables au développement de l'oïdium. Le choix de cépages moins sensibles, lorsque cela est possible, le maintien d'une bonne hygiène du vignoble et une fertilisation raisonnée (en limitant notamment un excès d'azote) contribuent également à minimiser la pression de la maladie en début de saison. Au-delà du vent naturel, les pratiques agricoles (en particulier l'utilisation de pulvérisateurs à jet d'air à grande vitesse) peuvent générer des turbulences localisées qui facilitent la dispersion des spores.

Lutte biologique contre l'oïdium de la vigne

La lutte biologique joue un rôle important dans la gestion intégrée de l'oïdium de la vigne. Koppert propose plusieurs solutions biologiques au sein de son portefeuille pour maitriser l'oïdium de la vigne, favorisant la régulation naturelle de la maladie et s’inscrivant pleinement dans les stratégies de lutte intégrée. Ces solutions contribuent à réduire la pression des agents pathogènes, soutiennent les programmes de gestion des résistances en diminuant la dépendance aux fongicides de synthèse et sont compatibles avec les pratiques viticoles durables.

Cycle de vie de l'oïdium de la vigne

Le cycle de vie de l'oïdium de la vigne (Erysiphe necator) est étroitement lié aux stades phénologiques de la vigne et aux conditions environnementales. Il est essentiel de comprendre ce cycle de vie pour mettre en œuvre des stratégies efficaces de gestion des maladies dans les vignobles.

L'oïdium hiberne grâce à deux mécanismes principaux : sous forme de mycélium dormant dans les bourgeons infectés ou sous forme de chasmothécies (corps fructifères sexués) fixées dans les crevasses de l'écorce et les débris végétaux. Au printemps, les chasmothécies libèrent des ascospores lorsque la température et l'humidité sont favorables, déclenchant des infections primaires sur les jeunes tissus sensibles (feuilles, pousses et inflorescences). Dans certaines régions, les bourgeons infectés peuvent produire des « formes drapeaux » qui constituent les premières sources d'infection.

Une fois établi, le champignon passe à sa phase asexuée, produisant de grandes quantités de conidies. Ces spores sont très adaptées à la dispersion aérienne, disséminées à l’ensemble du vignoble par le vent et les turbulences atmosphériques.

Des infections secondaires peuvent se produire à plusieurs reprises pendant la saison, entraînant une augmentation exponentielle de la pression de la maladie entre la floraison et le début du développement des baies. À la fin de la saison, le champignon forme des chasmothécies pour assurer sa survie pendant l'hiver. En raison du caractère polycyclique, la mise en oeuvre de mesures préventives, la gestion rigoureuse en début de saison puis tout au long du cycle cultural est essentielle pour interrompre le développement de la maladie avant que l'agent pathogène n'atteigne un potentiel de reproduction élevée.

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