Retour d'expérience NatuGro en fraise pour l'EARL de BESSE

La parole à 15 décembre 2017

Jean Silvestre s’est installé en 1990 à Bourran (47). Il cultive actuellement 30 ha de grandes cultures, 4.6 ha de fraises hors sol, et 1.3 ha de pépinière de plants de fraisiers. Membre de l’OP Vallée du Lot, sa production est commercialisée via le metteur en marché Clair et Vert. Les variétés produites sur l’entreprise sont Gariguette, Cléry, Murano, Mara des bois et Charlotte. L’entreprise a démarré le biocontrôle en 2008 et la production de fraise est aujourd’hui entièrement conduite en Protection Biologique Intégrée par sa compagne, Laurence Noguès. L’utilisation du programme NatuGro date de  2015 sur une partie de la pépinière de Charlotte. Les applications ont ensuite été maintenues  sur la culture au cours de la saison 2016. Face à un meilleur enracinement des plantes, le programme a ensuite été reconduit sur la variété Gariguette en août 2016 dès le stade pépinière puis en continuité sur la culture sur 2017. L’ensemble du suivi a été réalisé par Claire Philip, Technico commerciale Koppert en charge du conseil NatuGro sur l’entreprise.

Quel a été votre itinéraire NatuGro spécifique sur votre culture de gariguette, et avec quels objectifs ?

Jean Silvestre : Mes objectifs pour l’étape pépinière de août à octobre 2016 étaient de travailler l’enracinement, la qualité du plant et d’obtenir un meilleur équilibre entre le système racinaire et le système végétatif des fraisiers. J’ai travaillé avec TRIANUM-G en mélange au substrat et TRIANUM-P et VIDI PARVA durant la phase d’enracinement du jeune plant.
Sur la phase de production, à partir de décembre 2016, j’étais intéressé notamment par les aspects de rendement et de qualité. Nous avons opté pour TRIANUM-P et VIDI PARVA au départ pour l’enracinement et pour booster le coté génératif lors de la floraison, VIDI FORTUM pour travailler la végétation et VIDI TERRUM dès la première floraison pour jouer sur la qualité du pollen puis du fruit.

Sur ma serre de 10300m², j’ai pu consacrer ¼ de la surface à NatuGro avec des stolons d’origine Salvi, ¼ en témoin avec cette même origine de stolons et ½ serre en stolons d’origine Mazzoni.

Quels effets avez-vous observés sur votre culture ?

Jean Silvestre : Au niveau rendement, j’ai mesuré une augmentation globale de 4% sur la partie NatuGro avec 5.8kg/m² sur le témoin pour 6.03kg/m² en NatuGro. C’est appréciable mais il est intéressant de relever les chiffres plus finement. Sur la première décade de récolte, le rendement monte à +130% sur la partie NatuGro et à +22% sur le seconde décade. Lors de la remontée de Gariguette, j’ai relevé à nouveau une belle différence de +43.7% sur la première décade sur la partie NatuGro comparée au témoin.

Claire Philip : Cette forme de précocité de production que l’on a pu relever de façon très marquée ici est particulièrement intéressante au niveau commercial, les ventes des premières fraises étant souvent bien valorisées. Le fait de pouvoir avoir ce témoin et d’assurer un suivi précis pendant toute la culture a permis de bien analyser et comparer les observations.

Jean Silvestre : Au niveau de la qualité des fruits, nous avons eu également un ressenti favorable durant toute la saison. Le personnel observait une nette différence sur la qualité et sur le calibre qui semblaient plus réguliers dans la partie NatuGro. Les chiffres relevés montrent là aussi une belle différence. Dans la partie NatuGro, nous avons pu constituer  sur l’ensemble de la campagne près de 30% de lots de «spécialités » (haut de gamme, en colis de 1 et 2.5kg) contre 13% seulement dans la partie témoin. C’est là aussi une différence notable, chiffrée.

Poursuivrez-vous votre démarche NatuGro en 2018 ?

Jean Silvestre : Le programme a déjà été réenclenché en pépinière sur toute ma production de Gariguette. Nous avons, avec Claire Philip, légèrement modifié le pilotage en rajoutant sur cette phase pépinière stratégique le VIDI TERRUM pour améliorer le métabolisme de la plante et l’aider à mieux gérer les stress abiotiques. L’objectif est de confirmer les résultats de 2017 en gardant le même dispositif expérimental que l’année dernière dans la serre.

Claire Philip : Le programme NatuGro sera également appliqué sur les remontantes Mara des bois précoces où nous suivrons la qualité, le calibre et le taux de sucre ainsi que la précocité. La PBI sur l’EARL de Besse est complète et bien établie depuis de nombreuses années. L’objectif de NatuGro est, tout en renforçant la plante, de parfaire cette démarche de protection naturelle.

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